Sport

National Foot 1 : Des pelouses indignes d’un championnat d’élite

À défaut de spectacle, le National Foot 1 offre aujourd’hui un triste décor : celui de pelouses dégradées qui plombent la qualité du jeu et ternissent l’image du football gabonais. L’état des terrains devrait être une priorité pour toute compétition professionnelle. Pourtant, dans le championnat géré par la Ligue Nationale de Football Professionnel ( LINAFP ) la réalité est tout autre. De nombreux amateurs de football dénoncent des surfaces de jeu impraticables, où les irrégularités du sol prennent souvent le dessus sur le talent des joueurs. Une situation préoccupante qui interroge directement les responsabilités des dirigeants.

Difficile de produire du jeu lorsque les pelouses sont jonchées de creux et d’irrégularités. Les ballons rebondissent de manière imprévisible, désorientent les passes et cassent le rythme des rencontres. Résultat : un spectacle haché, pauvre techniquement, qui frustre autant les joueurs que les spectateurs. Et si certains pointent du doigt le faible niveau de jeu, il devient évident que l’état des terrains en est aussi une cause majeure.

Le cas du Stade Monedan de Sibang illustre parfaitement ce malaise. En tant que principal théâtre des rencontres de première division, ce stade devrait être une vitrine du championnat. Or, la pelouse y est loin des standards attendus. Une négligence d’autant plus problématique que ces matchs sont régulièrement diffusés sur la première chaîne nationale, exposant ainsi ces insuffisances à un large public, y compris à l’international. L’image renvoyée est donc loin d’être valorisante.

Dès lors, une question s’impose : comment un championnat peut-il démarrer sans que l’état des pelouses n’ait été rigoureusement contrôlé en amont ? Ce manque d’anticipation traduit un déficit d’organisation et de rigueur qui pénalise l’ensemble de la compétition.

Pourtant, des exemples existent. Le Stade de Mangasport fait figure d’exception, avec l’une des meilleures pelouses du pays, sinon la meilleure. Un modèle en matière d’entretien et de gestion, qui prouve qu’il est possible de proposer des infrastructures de qualité au Gabon. Pourquoi ne pas s’en inspirer pour tirer l’ensemble du championnat vers le haut ?

À l’heure où le football gabonais cherche à gagner en crédibilité, la question des pelouses ne peut plus être reléguée au second plan. Car avant de parler de niveau de jeu, encore faut-il offrir aux acteurs un terrain digne de ce nom. À défaut, le National Foot 1 continuera de se jouer autant contre les adversaires que contre l’état des terrains.

Articles connexes

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page